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Mortalité infantile et naissance d’un autre enfant

L’étude des registres paroissiaux permet bien souvent d’appréhender les divers aspects sociaux et économiques d’une société donnée. Lors de mes pérégrinations registresques, lorsque je prends le temps et la peine de lire (plus ou moins en diagonale) les actes sur plusieurs années, voir décennies, je remarque souvent le même “pattern” ((pardonnez l’anglicisme, le terme français ne me vient pas)) en ce qui concerne la mort des très jeunes enfants (disons jusqu’à deux ou trois ans).

En effet, il arrive souvent qu’un enfant meurt en bas âge, et que l’on trouve quelques semaines, quelques mois, voire quelques *jours* plus tard, la naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur.

Au début, je n’y faisais pas attention, et puis au fur et à mesure, j’ai commencé à “repérer” un décès, et à m’attendre à trouver une naissance quelques pages plus loin. Voire, quand je cherchais une naissance, à chercher d’abord le décès du petit précédent… Le nombre de fois où j’ai tapé dans le mille me fait penser qu’il y a là une relation de cause à effet certaine.

Alors… pourquoi ? J’imagine qu’au 18ème siècle les enfants étaient allaités le plus tard possible. La survenue d’une grossesse implique l’arrêt de la lactation. Le sevrage un peu trop rapide serait-il à l’origine de la mort de l’enfant ?

Je n’ai pas encore creusé le sujet, mais je m’interroge… alors en attendant je pose la question au monde. Avez-vous remarqué ça ? Avez-vous une explication ? Ou est-ce que je suis complètement à côté de la plaque ?

Achiam : Maternité (Basalte)

Achiam : Maternité (Basalte)

(image trouvée sur Wikipedia, propriétaire Claude Villetaneuse, licence CC Paternité version 3.0 Unported)