Article
1 comment

Un peu de statistiques

En réponse à David, puis à Valérie, j’ai moi aussi calculé l’âge moyen au décès de mes ancêtre directs. Ma sélection est la même :

  • Lignée SOSA
  • Individus dont la date de naissance ou de baptême est connue avec précision

Cette sélection donne donc la moyenne pour les individus ayant atteint l’âge adulte, et ayant eu au moins un enfant vivant.

Premières statistiques, reprenant mes deux branches, paternelle et maternelle, soit 76 ancêtres directs. J’ai volontairement exclu le 21ème siècle, qui n’a vu le décès “que” de ma grand-mère maternelle chérie, à l’âge de 93 ans 1/2.


Age au décès, lignée SOSA complète



38 hommes, 38 femmes. Le résultat semble correspondre à ceux trouvés par David et Valérie. Les femmes meurent en moyenne plus jeunes au 18ème siècle, puis rattrapent les hommes. Ceci dit, le faible nombre d’individus relativise le résultat. Heureusement, les nombres d’hommes et de femmes sont relativement proches. Sur le cumul, la moyenne totale est une espérance de vie de 61 ans tout rond !

Sur les 6 femmes décédées avant 1800, seulement deux sont mortes avant 50 ans :

  • Marie GUERIN (1734 – 1768), décédée à 34 ans. Son dernier enfant était alors âgé de 1 an et 3 mois, peut-être est-ce un décès “en couches” à la naissance d’un enfant mort-né et donc pas enregistré dans les registres de la paroisse ?
  • Magdeleine VASSEROT-MERLE (1716 – 1737), décédée quelques semaines avant son 22ème anniversaire, au Roux d’Abriès (05), dans une avalanche.

Pour finir, mes “extrêmes” :

  • La plus jeune est la même Magdeleine VASSEROT-MERLE, morte à 21 ans (1716 – 1737)
  • Le doyen est Claude AUDIER-MERLE, décédé lui aussi à Abriès (05), à l’âge de 94 ans (1729 – 1823). Pour la petite histoire, il est l’époux de la fille unique de Magdeleine.

Tous deux font partie de ma branche maternelle.


[Edit : grosse erreur de sélection, Magdeleine Vasserot-Merle n’est pas morte dans une avalanche, j’ai confondu avec une “presque homonyme”… Mea Culpa Beaucoupa…]
Article
6 comments

Mortalité infantile et naissance d’un autre enfant

L’étude des registres paroissiaux permet bien souvent d’appréhender les divers aspects sociaux et économiques d’une société donnée. Lors de mes pérégrinations registresques, lorsque je prends le temps et la peine de lire (plus ou moins en diagonale) les actes sur plusieurs années, voir décennies, je remarque souvent le même “pattern” ((pardonnez l’anglicisme, le terme français ne me vient pas)) en ce qui concerne la mort des très jeunes enfants (disons jusqu’à deux ou trois ans).

En effet, il arrive souvent qu’un enfant meurt en bas âge, et que l’on trouve quelques semaines, quelques mois, voire quelques *jours* plus tard, la naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur.

Au début, je n’y faisais pas attention, et puis au fur et à mesure, j’ai commencé à “repérer” un décès, et à m’attendre à trouver une naissance quelques pages plus loin. Voire, quand je cherchais une naissance, à chercher d’abord le décès du petit précédent… Le nombre de fois où j’ai tapé dans le mille me fait penser qu’il y a là une relation de cause à effet certaine.

Alors… pourquoi ? J’imagine qu’au 18ème siècle les enfants étaient allaités le plus tard possible. La survenue d’une grossesse implique l’arrêt de la lactation. Le sevrage un peu trop rapide serait-il à l’origine de la mort de l’enfant ?

Je n’ai pas encore creusé le sujet, mais je m’interroge… alors en attendant je pose la question au monde. Avez-vous remarqué ça ? Avez-vous une explication ? Ou est-ce que je suis complètement à côté de la plaque ?

Achiam : Maternité (Basalte)

Achiam : Maternité (Basalte)

(image trouvée sur Wikipedia, propriétaire Claude Villetaneuse, licence CC Paternité version 3.0 Unported)