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Sauvegardez vos données : la stratégie

Partie 1 : le problème

Maintenant qu’on a décidé de sauvegarder nos données, se pose la question de la stratégie de backup à mettre en place ((oui, je parle bizarrement, déformation professionnelle)) . Il existe plusieurs types de sauvegardes ((j’essaye de faire un effort pour parler français, mais j’avoue que j’ai un peu de mal à ne pas écrire “backup”)) , à choisir en fonction de ses besoins. Le mieux étant bien entendu de les combiner 😉

Définissez vos besoins

La sauvegarde doit évidemment, en premier lieu, permettre de récupérer des données perdues ou corrompues. Mais ce n’est pas tout. On peut aussi en profiter pour pouvoir accéder à ses données depuis un autre poste : soit le PC du salon, soit un portable, soit carrément le PC de la tante Marcelle, ou celui du boulot ((ahem. Non, non, rien.)).

Ensuite, quelle est la criticité de vos données ? Pensez par exemple au temps qu’il serait nécessaire pour repartir de zéro quand c’est possible (un fichier généalogique, les comptes de la famille), ou aux conséquences d’une perte sèche quand ça ne l’est pas (photos de vacances jamais imprimées).

Une stratégie de sauvegarde doit répondre aux questions suivantes :

  • Que doit permettre la sauvegarde (récupération de données, mobilité des données, partage…) ?
  • A quelle fréquence faire mes sauvegardes ?

Les différents types de sauvegarde

Une fois ses besoins définis, en fonction de ses propres habitudes et de la criticité des données, on peut choisir un type de backup sauvegarde à mettre en place. Il en existe plusieurs, qui répondent à différents besoins, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients.

  • Sauvegarde complète (full backup ((aaaah)) ) : c’est une copie exacte de l’intégralité des fichiers, prise à un instant T.
  • Sauvegarde incrémentale : basée sur une première sauvegarde complète, on ne copie alors que les fichiers ayant été modifiés (ou créés, ou supprimés), depuis cette dernière. L’avantage est sa rapidité, le gain d’espace disque nécessaire. L’inconvénient est que pour récupérer les données, il faudra disposer de la sauvegarde complète, plus toutes les sauvegardes incrémentales intermédiaires. Ce qui peut rendre l’opération de récupération longue et périlleuse.
  • Sauvegarde différentielle : Comme l’incrémentale, mais la comparaison ne se fait plus au niveau des opérations sur les fichiers, mais dans leur *contenu*. Bon, là, celle-là, on va l’oublier.

Enfin, la synchronisation : elle permet d’avoir toujours deux images strictement identiques d’un même fichier/dossier. C’est celle qui permettra la mobilité des données, en synchronisant par exemple sur un disque externe ou une clé USB.

Fréquence des sauvegardes

Là, ça dépendra de votre utilisation des données. Mais en général, on conseille de faire une sauvegarde complète à intervalles réguliers mais assez espacés (hebdomadaire, mensuelle), plus une autre (incrémentale, ou juste de certains fichiers critiques) plus régulièrement (tous les jours par exemple).

Exemple

* Le premier de chaque mois, on fait une image complète de tout le disque dur (sans la partie OS)

* Chaque dimanche, on sauvegarde les fichiers les plus critiques, ou ceux qui sont modifiés souvent

* Chaque jour, on sauvegarde les fichiers critiquissimes, ou ceux qu’on sait avoir modifiés dans la journée, et pour lesquels on serait bien embêtés de devoir récupérer la version du dimanche précédent.

Partie 3 : les supports (ça vient, ça vient)

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Sauvegardez vos données : le problème

Le sujet de la sauvegarde de nos données généalogiques a été rapidement évoqué dans les différents posts “Quel Généalogiste Suis-Je“. Un récent tweet de Maiwenn m’a enfin décidée à écrire une petite série d’articles pour y voir plus clair.

Certains d’entre vous le savent, je travaille dans l’informatique, et gère des serveurs de production. La problématique du backup y est donc quelque chose de super critique. Mais combien d’entre nous pensent à ça dans le cadre de leur informatique personnelle ?

Pourquoi a t-on besoin de sauvegardes ? Quelle stratégie adopter, et comment s’y prendre ? Quels outils utiliser ? Quels supports ?

Le besoin

Pourquoi faire des sauvegardes ? La sagesse populaire dit qu’il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier. Eh bien ça vaut aussi pour vos données informatiques. Il existe de nombreux risques de pertes de données, bien plus nombreux quand on travaille sur support électronique que sur papier. Imaginez que vous perdiez toute votre généalogie ? Des années de travail, et *pouf* ! Tout est perdu en quelques minutes.

Je sais ce que vous allez me dire “bof, franchement, je vois pas comment ça peut arriver !” et “moi j’ai jamais rien perdu, mon PC marche super bien !”.

1. Les pannes matérielles et logicielles


Vos fichiers sont stockés avec amour sur votre disque dur. Malheureusement, un disque dur n’a pas une durée de vie illimitée. Rien qu’avec l’usure normale, elle ne dépasse pas quelques années.

Il arrive très souvent qu’un disque dur tombe en panne, même neuf.

Encore plus courante, la corruption de données. Qu’elle soit due à un problème matériel sur le disque, ou à un problème logiciel lors de l’écriture, elle rend un fichier parfaitement inutilisable. Nous avons tous eu droit, un jour ou l’autre, à un message du genre “fichier illisible”.

Si ça arrive sur une photo d’acte, c’est pas très grave. Si c’est sur votre fichier généalogique, là, c’est nettement plus embêtant. Combien de temps vous faudra t-il pour le refaire ? Pour retraiter vos 1513 actes BMS et recréer l’arbre ?

2. Les accidents de la vie

Ouille.

Un incendie peut toujours arriver, même à la maison (sinon, pourquoi payer l’assurance ?). Bon, ok, ce n’est pas le plus courant. Autre exemple : on trébuche, et paf, le portable est par terre, explosé sur le carrelage. N’ayez pas de doute, dans ces cas-là c’est toujours le carrelage qui gagne. Avec un peu de bol, le disque dur sera récupérable, mais c’est loin d’être sûr.

Ah oui, et le café sur le clavier du portable. Le petit dernier qui s’amuse à démonter l’ordinateur et son disque dur, pour voir comment ça marche (et puis un disque dur démonté, c’est rigolo, ça tourne comme un mange-disque !).

Et le dernier, le truc que tout le monde sait, mais dont personne ne pense à se protéger : l’orage. Un bon petit coup de foudre qui passe dans la prise électrique, et vient griller tout ce qui se trouve au bout. La télé, le modem, le PC, le téléphone, la cafetière (relisez la clause “dommages électriques” de votre contrat d’assurance). Plus courant, plus insidieux, la surtension qui grille aussi le PC, et la bête coupure électrique qui intervient pile au moment où votre fichier généalogique est en train d’être écrit sur le disque.


3. Les vols

Aujourd’hui, les ordinateurs portables sont presque plus nombreux que les PC de bureau, surtout chez les généalogistes qui se déplacent aux AD. Ils sont aussi très faciles à voler.


4. Les fausses manips

De loin le problème le plus courant. On clique sur le mauvais bouton, et on supprime un fichier. Ou encore, et là je peux vous dire que ça sent le vécu très frais, on fait n’importe quoi et on se retrouve avec un fichier qui contient des données erronnées, ou encore on a supprimé la mauvaise personne et toute sa famille, et on ne se rappelle plus trop bien à quel moment on a commencé à faire des bêtises (note personnelle : la généalogie à trois heures du matin, c’est pas toujours une bonne idée).


Je pourrais continuer comme ça pendant des heures, mais je vais m’arrêter là pour cette première partie. Maintenant que vous avez tous compris qu’il est indispensable de sauvegarder vos données, même si c’est super chiant, la question est : comment s’y prendre ?

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Un peu de statistiques – bis

Suite à l’article sur l’âge moyen au décès, j’ai voulu refaire l’exercice, mais cette fois sans me limiter à ma lignée SOSA. A part ça, la sélection est la même. Mais cette fois, le panel est forcément plus large, donc certainement plus proche de la réalité, et permet aussi de voir un peu l’importance de la mortalité infantile au cours des siècles.

Sélection complète

Première sélection : tous les individus de mon fichier, pour lesquels je connait la date de naissance ou de baptême exacte, ainsi que la date de décès ou d’inhumation exacte. Soit un panel de 194 individus, dont 96 hommes et 98 femmes.


Longévité, fichier complet


Première chose qui saute aux yeux, c’est qu’ici aussi, les femmes meurent beaucoup plus jeunes que les hommes au 18ème siècle, l’écart se réduisant au 19ème, pour s’inverser au 20ème. Mais cette fois, l’âge au décès des femmes du 18ème siècle est très très faible. Explication au prochain chapitre !

J’ai d’abord été étonnée d’une longévité si peu élevée au 20ème siècle, sachant que ma famille a eu la chance, des deux côtés, de n’avoir que très peu, voire pas du tout, de morts au cours des grandes guerres du siècle (oui, je sais, ça mérite reflexion, du moins pour ma branche paternelle, l’autre côté ayant été “protégé” par le fait d’être en Algérie. Point de mort pour la France par chez moi.). Et puis je me suis rendue compte que parmi les personnes nées au 20ème siècle, la plupart sont soit encore en vie, soit exclus de ces stats car je ne connais pas leur date de décès exacte.

Bref, on a donc une moyenne sur 3 siècles de 41.88 ans. Gloups.

Décédés après 5 ans

Seconde sélection : les mêmes, mais décédés après 5 ans.


Longévité au-delà de l'âge de 5 ans


Grosse surprise, du moins pour moi : si l’on compare avec le tableau précédent, au 18ème siècle, plus de la moitié des femmes ont disparu. Ce qui veut dire que sur 31 naissances de filles, seules 14 ont dépassé l’âge de 5 ans. Pour les hommes la différence est un peu moins élevée, avec 9 garçons décédés avant 5 ans.

Petit bémol quand même : il est évident qu’en lecture systématique, ou avec les TD, il est nettement plus facile de trouver les dates exactes de naissance et de décès des enfants morts en bas âge, que de ceux qui atteignent l’âge adulte, ce qui fausse quand même un peu les statistiques. Surtout que du côté paternel, ils ont pas mal bougé au sein de leur région (Normandie au sens large), finissant pour la plupart en Seine-Maritime, dont les archives ne sont pas en ligne.

Evidemment, ça fait remonter drastiquement la moyenne… qui atteint cette fois 55.09 ans.

Adultes

Et enfin, toujours la même sélection, mais affinée pour ne retenir que les individus ayant atteint l’âge de 20 ans :

Longévité, plus de 20 ansOn retrouve des statistiques plus proche de celles du post précédent, ce qui somme toute est assez logique, avec une moyenne de 59.23 ans.

Individus ayant au moins un enfant

Pour finir, et pour me rapprocher le plus de la sélection du premier post, les individus ayant eu au moins un enfant, sans critère d’âge :

Longévité : individus ayant au moins un enfant

Ce qui nous donne une moyenne de 60.81 ans. Là encore, on remarque que les femmes, au fur et à mesure des progrès de la médecine et de l’hygiène général, rattrapent les hommes au fil des siècles, pour les dépasser allègrement au 20ème siècle et s’approcher de plus en plus des espérances de vie actuelles. Je rappelle que la longévité moyenne dans ce tableau, pour les hommes, n’est pas impactée par les guerres du siècle dernier.

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Meurtre en Algérie

Ambroise Jules CRAMET est mon SOSA n°26, l’arrière-grand-père de ma maman. Il est né le 15/12/1856 à Robertville (Algérie), de Ambroise Joseph CRAMET et Angélique BONNEL. Il est leur cinquième et dernier enfant, pour autant que je sache (sa dernière soeur étant âgée de 12 ans à sa naissance, il est possible qu’il y en ait eu un ou deux autres, mais je ne les ai pas trouvés). Il est aussi le seul à être né en Algérie.

La famille est originaire du Pas-de-Calais, plus exactement Maisnil-les-Ruitz, et Hersin-Coupigny. Des Ch’tis au soleil ! Ils s’installent à Robertville en 1850, et le petit Ambroise Jules grandira dans une ferme agricole d’abord assez petite (10 hectares), puis agrandie par l’obtention d’une concession supplémentaire de 34 hectares en 1860.

Ambroise a 12 ans quand son père meurt, le 12/08/1868. C’est à 25 ans, le 08/04/1882, qu’il épouse Joséphine STRAUMANN, une jeune fille de 19 ans, originaire d’Alsace. Installé à Robertville, le couple aura 5 enfants, dont 4 filles :

  1. Gustave Victor, né le 24/02/1883, qui décèdera à l’âge de 2 ans 1/2, le 28/09/1885
  2. Jeanne Françoise, née le 20/03/1885, décédée le 09/03/1954 à Bône. C’est mon arrière-grand-mère.
  3. Angélique Marie, née le 08/07/1887, morte à 5 ans, le 03/08/1892
  4. Eugénie Joséphine, née le 21/01/1890, décédée le 21/03/1972 à Pau
  5. Claire Marie, née le 16/07/1892



Famille CRAMET vers 1900. De gauche à droite et de bas en haut : Joséphine STRAUMANN, Ambroise CRAMET, Jeanne CRAMET, Angélique BONNEL, Claire CRAMET, Eugénie CRAMET



Au cours de sa vie, Ambroise sera décoré de la médaille du mérite agricole, et élu maire de Robertville.

Le 30/11/1900, sa mère Angélique meurt à l’âge très respectable de 87 ans (d’autant plus respectable que les conditions de vie en Algérie à cette époque ne favorisaient pas une longévité importante…). Pour l’anecdote, c’est Ambroise, en tant que maire, qui écrira et signera l’acte de décès de sa mère :



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Source #647 : Décès d'Angélique BONNEL. Source : CAOM




En 1904, à 47 ans, Ambroise est un “colon agricole” établi, maire de sa commune, reconnu par ses administrés, à la tête d’une belle famille, avec trois filles âgées de 12, 14 et 19 ans. Un soir d’octobre, il s’apprête à rentrer chez lui, lorsque deux coups de feu retentissent et le tuent sur le coup.



Source #645 - Extrait du journal "La Croix de l'Algérie et de la Tunisie, n° 1050, du 13/10/1904, page 3". Source : Gallica



Il sera malheureusement très difficile, voire impossible d’en savoir plus. En effet, un non-lieu sera rendu quelques mois plus tard :



Source #646 : La Gazette Algérienne, numéro 1955, du 29/08/1905, page 2. Source : Gallica



Je savais depuis longtemps qu’il avait été assassiné. La légende familiale, qui m’a été récemment répétée par un cousin éloigné (un fils ou petit-fils d’une des deux autres filles d’Ambroise), dit, d’aussi loin que je m’en souvienne, qu’il a été, et je cite, “tué d’une balle dans le dos par un Arabe”. Malheureusement, je ne crois pas que j’arriverais à mettre un jour la main sur la décision de non-lieu, qui aurait – peut-être – pu m’éclairer un peu sur les éventuels suspects, ou sur l’enquête. Même si l’assassinat est prouvé par ces articles (et mon arrière-grand-mère, sa fille, que ma mère a connue), je me méfie des raccourcis, assez courants dans ce genre de “mémoire familiale” et de contexte. Si la justice n’a pas conclu à l’identité du tueur, je me garderais bien de le faire aussi.

Ceci dit, il semblerait qu’Ambroise CRAMET n’ait pas été le seul a être assassiné, dans la région : voir à ce sujet un article assez virulent dans le journal “Les annales africaines’, paru en 1910 (toujours sur Gallica). Là encore, point de mention de l’origine éventuelle des tueurs, et pourtant, souvent, dans ces journaux, ils ne se gênaient pas.

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Un peu de statistiques

En réponse à David, puis à Valérie, j’ai moi aussi calculé l’âge moyen au décès de mes ancêtre directs. Ma sélection est la même :

  • Lignée SOSA
  • Individus dont la date de naissance ou de baptême est connue avec précision

Cette sélection donne donc la moyenne pour les individus ayant atteint l’âge adulte, et ayant eu au moins un enfant vivant.

Premières statistiques, reprenant mes deux branches, paternelle et maternelle, soit 76 ancêtres directs. J’ai volontairement exclu le 21ème siècle, qui n’a vu le décès “que” de ma grand-mère maternelle chérie, à l’âge de 93 ans 1/2.


Age au décès, lignée SOSA complète



38 hommes, 38 femmes. Le résultat semble correspondre à ceux trouvés par David et Valérie. Les femmes meurent en moyenne plus jeunes au 18ème siècle, puis rattrapent les hommes. Ceci dit, le faible nombre d’individus relativise le résultat. Heureusement, les nombres d’hommes et de femmes sont relativement proches. Sur le cumul, la moyenne totale est une espérance de vie de 61 ans tout rond !

Sur les 6 femmes décédées avant 1800, seulement deux sont mortes avant 50 ans :

  • Marie GUERIN (1734 – 1768), décédée à 34 ans. Son dernier enfant était alors âgé de 1 an et 3 mois, peut-être est-ce un décès “en couches” à la naissance d’un enfant mort-né et donc pas enregistré dans les registres de la paroisse ?
  • Magdeleine VASSEROT-MERLE (1716 – 1737), décédée quelques semaines avant son 22ème anniversaire, au Roux d’Abriès (05), dans une avalanche.

Pour finir, mes “extrêmes” :

  • La plus jeune est la même Magdeleine VASSEROT-MERLE, morte à 21 ans (1716 – 1737)
  • Le doyen est Claude AUDIER-MERLE, décédé lui aussi à Abriès (05), à l’âge de 94 ans (1729 – 1823). Pour la petite histoire, il est l’époux de la fille unique de Magdeleine.

Tous deux font partie de ma branche maternelle.


[Edit : grosse erreur de sélection, Magdeleine Vasserot-Merle n’est pas morte dans une avalanche, j’ai confondu avec une “presque homonyme”… Mea Culpa Beaucoupa…]
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Boîte à Outils : quelques liens

Ce post est à but purement utilitaire, histoire de répertorier les sites que j’utilise pour mes propres recherches, parce que je suis faignante et que je me laisse dépasser par mes bookmarks. Il est forcément appelé à évoluer au fil de l’eau.

Archives Départementales

Cette liste ne présente que celles qui concernent ma généalogie perso. La liste exhaustive de toutes les AD en ligne se trouve sur Généawiki.

Archives Nationales

Autres

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AD64 : oops

Samedi dernier était annoncée la mise en ligne des AD des Pyrénées-Altlantiques (64). Mais aujourd’hui, le site est en maintenance. Il semblerait qu’en fait de mise en ligne, il s’agissait d’un test. L’URL aurait été diffusée alors qu’elle aurait dû rester confidentielle.

C’est bien mal connaître les impatienautes 😉 et elle a vite couru les listes, blogs et est apparue très rapidement sur Généawiki. D’où un afflux imprévu de visites, surcharge, et fermeture de la page.

La mise en ligne “officielle” serait prévue pour la seconde quinzaine de juin.

Source (parce qu’il faut citer ses sources 😆 ) : Bernard Herrou sur fr.rec.genealogie.

C’était la petite brève du soir, bonsoir 😉

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Marie SABATIER n’a pas eu une vie facile

J’ai passé mon après-midi à courir après mon ancêtre Marie Barbe SABATIER. Elle m’a réservé quelques surprises, et je l’ai perdue avant son décès.

Elle naît le 20/07/1739 à Bouchet, dans le sud de la Drôme, quatrième et dernière enfant de Jean Antoine SABATIER et Louise AVIAS. C’est au passage, la seule fille.


Acte de naissance de Marie Barbe SABATIER


Première surprise, son fils Jean Antoine FARRE, est posthume. Il nait le 18 Janvier 1766, fils légitime de feu Thomas.

En remontant un peu, la pauvre Marie a vécu une bien mauvaise année 1765 !

En mai, elle perd sa mère, Louise, à l’âge de 67 ans.

5 jours plus tard, c’est sa fille unique, Marguerite, qui décède, âgée de 8 mois. Relation de cause à effet ou pas, Marie est probablement enceinte de quelques semaines à ce moment-là.

Enfin, 3 mois après, en août, elle est enceinte d’environ quatre mois, quand elle perd son mari, Thomas.

Elle vient de fêter ses 26 ans.

Elle se remariera deux fois. La première fois, à 28 ans, avec Joseph ROUX, dont elle aura trois enfants.

De nouveau veuve à 36 ans, en 1775, elle a à sa charge quatre enfants de 18 mois, 4, 6 et 9 ans.

Malgré (ou à cause de ?) celà, elle attendra quelques  années avant de contracter à nouveau mariage en 1782, à l’âge de 42 ans, avec un homme qui vient de perdre sa première épouse (mais genre 4 mois avant) et qui a une petite fille de 18 mois, qui décèdera elle aussi 6 mois plus tard. Ce dernier mariage durera cette fois 30 ans.

Et c’est là que je la perds, après le décès de son troisième mari en 1812. Elle a passé sa vie dans son village natal, pour disparaître à 72 ans… à l’ère des tables décénales !

La lecture des BMS et autres actes d’état-civil ne laisse pas transparaître les émotions de nos ancêtres. Nous en sommes réduits à spéculer, à nous demander s’ils étaient amoureux de leur conjoint ou mariés de force, heureux ou pas dans leur vie de famille. Et parfois, on tombe sur des séries noires, où on ne peut qu’imaginer la souffrance d’une vie jalonnée de décès et de remariages.

Je me dis que c’est le lot du généalogiste, on s’attache (en tout cas moi) aux familles que l’on imagine à peu près heureuses, les familles nombreuses, où les liens sont serrés, où tous les cousins sont parrains et marraines des enfants des autres, où le grand-père déclare la naissance de tous ses petits-enfants sans exception. Ou alors à celles qui, comme Marie SABATIER, nous interpellent par les malheurs traversés. C’est pas la première fois, et je suppose que ça ne sera pas la dernière.

Qui a dit que la généalogie, c’était juste aligner des noms et des dates ??

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Où est-ce ??

Scrogneugneu, deux heures que je cherche désespérement à identifier un lieu, après avoir cherché l’acte tout l’après-midi ! Alors avant de me taper la tête dans un mur, je fais appel à vous !

Acte de mariage de Thomas FARRE et Marie Barbe SABATIER, contracté le 14/06/1763 à Bouchet (26054). La mariée est originaire de Bouchet, pas le marié. Ce qui semble confirmé par leur acte de mariage :

(clic pour voir en plus grand)

Le curé mentionne l’attestation de non-opposition fournie par un autre curé, mais impossible de trouver ce lieu ! Debbours ? Gné ?

J’ai eu beau fouiller la carte de Cassini, la liste des communes (actuelles) de la Drôme et du Vaucluse, tout proche (merci Locom), je ne trouve rien qui corresponde de près ou de loin ! 👿

Heeeelp ? 😆


[Edit] FAR(R)E n’est pas un patronyme de Bouchet. Thomas FARRE est le seul, ou plutôt le premier. Il meurt 2 ans 1/2 après son mariage, et ne laissera derrière lui qu’un fils posthume, qui fera souche à Bouchet (mon ancêtre). Thomas n’est pas né à Bouchet, et je n’ai jamais rencontré le nom de MOULIN non plus.

Le curé de Bouchet se nomme PEYRACHE (très lisible dans les autres actes), ce qui ne correspond pas avec le nom du curé mentionné dans cet acte .

[Re-edit] On me souffle “Derboux“, hameau de Mondragon, Vaucluse. A vue de nez, c’est à 7 ou 8km de Bouchet à vol d’oiseau, juste pile de l’autre côté de la frontière départementale…  très exactement là : Derboux sur geoportail. Hmmmm…. c’est prometteur ! Sauf que, ben les archives du Vaucluse, elles sont pas en ligne !!!! C’est pas mon jour 😉

En tout cas merci à Isabelle PINTARD si elle passe par là. Si vous avez d’autres suggestions… je prends !

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Petit hommage à Jean PEYRE et Elizabeth LUC

Depuis quelques jours, je suis en pleine lecture systématique des registres de Vachères (04110), à la recherche de tous les enfants de Jean PEYRE et d’Elizabeth LUC.

Jean PEYRE et Elizabeth LUC se marient 07 Février 1746 à Oppedette (04142), village d’origine de la mariée, et où demeure le marié. Ils s’installent à Vachères, à quelques kilomètres de là. Ils y passeront 20 ans, et auront 8 enfants.

Sur ces huit enfants, quatre atteindront l’âge de un an, trois atteindront l’âge adulte, et seulement deux dépasseront les 20 ans.

  1. Jean André (11/03/1747 – 11/03/1747)
  2. Michel (29/09/1748 – 04/02/1766)
  3. André (27/08/1751 – 19/08/1802)
  4. Honoré (16/02/1754 – 07/05/1754)
  5. Marcellin (11/07/1756 – 26/07/1756)
  6. Jean Pierre (23/11/1759 – ?)
  7. Mathieu (24/11/1761 – 10/12/1761)
  8. Suzanne (27/03/1764 – 26/08/1765)

Elizabeth LUC décède le 12/02/1766, à l’âge d’environ 37 ans, quelques jours après son fils Michel, âgé de 17 ans, et 5 jours après son vingtième anniversaire de mariage.

Certainement une vie d’agriculteurs de provence comme beaucoup d’autres, mais au final, je me sens un peu… triste. C’est étrange comme on peut s’attacher à des ancêtres, sans aucune raison particulière, alors même qu’on ne les connaissait pas, et si ça se trouve, c’étaient des cons 😉 . Toujours est-il qu’ils n’ont pas du avoir une vie familiale facile, et ça me les rend plus… humains, que de simples noms sur une feuille de papier jauni.