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Ex-épine généalogique

Après Sophie et David, je voulais vous présenter une petite épine généalogique. J’en ai tout un petit tas, celle-ci étant la première. Sauf qu’en rédigeant cet article, j’ai eu un éclair de génie, et hop ! Je l’ai trouvé 🙂  Ca fait juste… 5 ans que je le cherche, la réponse était sous mon nez, ou plutôt elle était dans ce que je n’avais pas pris la peine de regarder. Ca m’apprendra. Au pays du Mélèze ((dont les épines ne piquent pas, et qui les perd en hiver)), mon épine, finalement, ne pique plus 😉

Mais puisque l’article est écrit, laissez-moi donc vous présenter quand même Joseph Antoine CHASTAN, cultivateur à Guillestre (05) au XIXème siècle. Il y passera toute sa vie, pour finalement ne pas y mourir. C’est là que se situait l’épine… Où donc avait-il bien pu aller mourir, lui qui n’avait jamais quitté son village ?

Le petit Joseph Antoine nait donc à Guillestre, le 29 Septembre 1794 (8 vendémiaire an III). Il est le deuxième et dernier enfant d’Antoine et de Cécile FOURNIER. Sa soeur aînée, Marie Catherine, étant décédée à l’âge d’un an, en 1790. Il perd sa maman à l’âge de 5 ans.

Il grandit à Guillestre, entouré de ses demi-frères et demi-soeurs, et apprend à cultiver la terre, comme ses parents. A 20 ans, le 09/03/1815, après avoir servi dans l’armée de Napoléon ((ce que je sais car il a eu la  médaille de Sainte-Hélène, mais je n’ai pas encore recherché son dossier militaire)), il épouse Marie Magdeleine BRUN, jeune fille de Risoul, village voisin de Guillestre.

Joseph Antoine et Marie Magdeleine auront 10 enfants, dont 9 atteindront l’âge adulte. Tous nés à Guillestre, où leurs parents sont propriétaires :

  1. Jean Baptiste, ° 06/12/1816
  2. Jean, 07/10/1818 – 08/1820
  3. Joseph Antoine,  07/10/1818 – 06/05/1869 à Marseille
  4. Jean François, ° 12/01/1821
  5. Marie Magdeleine, 27/09/1822 – 06/03/1888
  6. Victoire Cécile, 08/03/1825 – 02/01/1803 à Robertville (Algérie)
  7. Catherine Cécile, 13/12/1827 – 03/06/1858 à Guillestre
  8. Hélène, 01/05/1830 – + après 1886 certainement en Algérie
  9. Jacques Louis Théofrède, 02/08/1832 – 15/09/1886 à Marseille
  10. Marie Catherine, 04/02/1835 – 11/07/1870 à Guillestre

Le 15/06/1835, Joseph Antoine est nommé adjoint au maire de Guillestre. Il sera maire du 15/08/1838 à 1841. Anecdote intéressante, c’est lui-même qui m’a appris tout ça, ayant écrit les dates importantes de sa vie sur une feuille de papier que j’ai eue grâce à une cousine, mais que je n’ai malheureusement pas scannée.

N’ayant jamais quitté Guillestre, il est facile de reconstituer la vie de la famille CHASTAN au long des NMD et autres actes notariés. Marie Magdeleine BRUN meurt, toujours à Guillestre, le 29/11/1850. Quelques jours avant, elle fait son testament, et les deux époux font enregistrer un jugement de séparation de leurs biens.

Après son veuvage, il reçoit la médaille de Sainte-Hélène (il est donc en vie en 1857), il est dit vivant lors du décès de sa fille Catherine Cécile en 1858.  Il est décédé lors du décès de son autre fille, Catherine, en 1870. Les matrices du cadastre m’apprendront qu’en 1863, l’ensemble de ses propriétés foncières, maison comprise, a été redistribué à ses enfants et beaux-enfants.

Et j’ai cherché, cherché, cherché. Epluché les tables cantonales, les notaires du canton. Je n’ai malheureusement rien trouvé dans les tables de succession. J’ai cherché en Algérie, où deux de ses filles se sont installées. A Marseille, où vivaient alors deux de ses fils ((mais vas-y pour trouver quelque chose dans les TD de Marseille)). J’y ai trouvé le décès de l’un d’eux, et même un neveu inconnu. Mais de Joseph Antoine, point.

Et ce matin… en écrivant cet article, et en me replongeant dans la famille, je me suis rendue compte, – grosse erreur de débutante – , il me manquait un acte à propos de ses enfants. L’acte de mariage de Catherine ((qui a épousé son beau-frère, d’ailleurs)).

QUOI ?

Hallucination. Moi, l’apôtre des collatéraux, la maniaque des familles complètes (point de salut si je n’ai pas la liste de tous les enfants de mes sosas, avec leurs mariages et si possible leurs décès), je n’avais pas l’acte de mariage de Catherine. Alors que je savais parfaitement où et quand elle s’est mariée, et avec qui.

La loose.

Et évidemment, la solution à mon épine s’y trouvait. Sinon c’est pas drôle.

Le 19 octobre 1860, donc, Marie Catherine CHASTAN, âgée de 25 ans, épouse son beau-frère, veuf de Catherine Cécile, sa soeur aînée, depuis deux ans. Son père, Joseph Antoine est absent, mais consentant. Il consent par acte notarié passé en l’étude de Maître GAUTHIER, à… Saint-Rémy-de-Provence !

Hop, direction le site des AD13, les TD de Saint-Rémy, et en moins de deux secondes, le voilà. Joseph Antoine CHASTAN est décédé le 29/01/1861 à l’asile Saint-Paul ((reste à savoir pour quelle raison il a été interné en asile psychiatrique. Je ne sais pas si les archives de l’asile sont publiques)). Pas de doute, c’est bien lui, puisque figurent dans l’acte de décès, le nom de ses parents, et sa date de naissance.

 




Acte de décès de Joseph Antoine CHASTAN le 29/01/1861 à Saint-Rémy-de-Provence. (c) AD13




Je ne sais même plus si je suis SUPER CONTENTE, ou trop énervée contre moi-même pour me réjouir.

Pour conclure, cette histoire prouve plusieurs choses :

  1. Je suis une truffe
  2. Une des règles d’or du généalogiste : ne jamais négliger les collatéraux, au moins les enfants. Ce sont bien souvent eux qui débloqueront la branche.
  3. Une autre règle d’or : croiser les sources, et surtout, toujours relire dix fois les infos dont on dispose déjà, et aller au bout de ses raisonnements. Là encore, bien souvent, les réponses sont sous notre nez.
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Tenir un journal de recherche

Dans la série “Quel Généalogiste Suis-Je”, Raphaël se demande sur Twitter quel logiciel de dépouillement nous utilisons, dans le but de tenir un journal de recherche :

Quel logiciel de dépouillement d’actes (relevés systématiques) utilisez-vous ? J’avais l’habitude de Nimègue, ms il y a p-ê mieux depuis ?

Personnellement, je ne systémadépouille pas, par manque de temps et de courage. Les rares fois où je l’ai fait, sur des communes où j’avais de nombreux ancêtres et où je passais ma vie à lire et relire les registres, je l’ai fait dans Hérédis. Dans ce cas de figure, il me semblait intéressant de reconstituer les familles, plutôt que de tenir une liste d’actes.

Mais le but ici n’est pas forcément de faire un relevé au sens habituel du terme. Il s’agit plutôt de trouver le meilleur outil pour tenir son propre journal de recherche.

Le journal de recherche permet :

  • De ne pas avoir à relire un registre 12.000 fois, soit quand on y a fait chou blanc, soit au fur et à mesure que nos pelotes se déroulent
  • De savoir où l’on en est de nos recherches sur une commune / une famille / un patronyme lorsque l’on se repenche dessus plusieurs semaines ou mois plus tard

Ce journal est à mon sens une des choses les plus importantes dans une recherche généalogique, et bien souvent celle qui pêche le plus. Combien d’entre nous en tiennent un, et le maintiennent à jour ? Combien d’entre nous ont passé des heures / jours / nuits / week-ends à se retaper les BMS complets d’une commune, pour se rendre compte qu’on l’avait déjà fait ? Combien d’entre nous se reposent encore et toujours les mêmes questions à propos d’un ancêtre “perdu” ((ou plutôt pas trouvé)), sans se rappeler que ces questions ont déjà trouvé une réponse oubliée ?

Et quand on transpose ces problèmes à une famille entière, quand on doit se dépatouiller avec 12 homonymes, des graphies différentes dans tous les actes, et des familles recomposées, on se rend vite compte que si on ne note pas les recherches déjà effectuées et surtout les certitudes et questions toujours en suspens, on n’y arrivera jamais.

Je ne suis très rigoureuse sur ce journal que depuis peu de temps, mais ça me sauve la vie régulièrement. Mon journal de recherche est constitué de plusieurs parties :

  • La liste des registres étudiés, que j’y ais trouvé quelque chose ou pas, avec dates de début et de fin,
  • Un “dépouillement” des actes qui “pourraient servir un jour”, par exemple les homonymes dont je ne sais ni s’ils sont liés à mon arbre, ni comment,
  • Des fiches qui posent, pour chaque individu / couple / famille / commune / etc…, les faits connus, les questions sans réponse, les recherches déjà effectuées, les recherches à faire, et les pistes. Voire, les idées en vrac.

Le second point peut parfaitement être géré avec un logiciel spécifique, comme un logiciel spécialisé (Nimègue), ou un tableur (Excel). Ca présente l’énorme avantage de pouvoir faire des recherches, et d’éditer des listes et états personnalisés, et surtout d’avoir des relevés qui sont tous indentiques, et donc comparables.

Personnellement, avant de me tenir aussi aux points 1 et 3, j’ai testé plusieurs solutions :

  • Nimègue : le seul logiciel de relevé systématique que je connaisse. Certainement le plus répandu aussi. Il permet des exports sous différentes formes, dont Généabank (c’est un logiciel d’association), et des états divers et variés, avec plein de fonctions assez sympas. Malheureusement, il pêche ((pour moi)) par une ergonomie assez lourde, et vieillote. Il n’est tout simplement pas adapté à ce besoin particulier de noter tous les actes “potentiellement intéressants” que l’on rencontre lors d’une recherche, simplement parce que chaque acte est trop long à entrer. Quand je parcours un registre, je le lis souvent “en diagonale” et je vais assez vite. Sinon, je meurs. Si je dois passer 5 minutes à enregistrer un acte qui m’a fait de l’oeil, je me décourage très vite. Surtout quand ledit registre fait 600 pages et que tout le monde a le même nom.
  • Excel : premier reflexe. Je suis une furieuse de l’industrialisation, et il faut que tout ce que je note ait le même format ((on est informaticienne ou on ne l’est pas, hein)). Malheureusement, je souffre aussi du syndrôme de la case vide et du trop détaillé. S’il y a une case à remplir, je ne peux pas la laisser vide. Et quand je la remplis, je note tout. Du coup, je me retrouve dans Excel avec les mêmes problèmes que dans Nimègue. Trop de cases. Impossible de ne noter que l’essentiel. Je vais quand même plus vite qu’avec Nimègue, mais ça marche quand même pas.

Et donc, je suis revenue toute penaude à un simple outil au format texte :

  • Ca va vite. Je tape un paragraphe à la vitesse de l’éclair, sans avoir à naviguer de case en case. Quelques secondes à peine pour un acte.
  • Ce me permet de noter remarques et infos diverses (qui n’ont alors pas besoin d’avoir une case. Je vous le dit, je devrais me faire soigner).

Maintenant, j’aime bien avoir tout sous les yeux en même temps, et naviguer rapidement dans les informations. Un logiciel de traitement de texte comme Word ne convient donc pas (à quand les docs avec onglet comme dans Excel ?). J’utilise donc un petit soft dont je disposais déjà au boulot : Treepad. J’ai la version payante (business), mais la version gratuite convient tout aussi bien. Il y a une version Linux. Attention c’est en anglais.

Les avantages :

  • Navigation dans un panel à gauche, sur le même modèle que le navigateur Windows (des dossiers, des sous-dossiers, des documents).
  • Edition en mode RTF, donc avec mise en forme “de base” (couleurs, gras, titres, etc…)
  • Possibilité d’insérer des images “inline”
  • Gestion des liens hypertexte entre documents ou vers des documents externes (y compris, bien sûr, internet).
  • Tout mon “journal” est au même endroit : registres étudiés, dépouillements partiels, fiches de recherche. Et tout ça dans un seul et unique fichier.

Les inconvénients :

  • Ergonomie qui n’a évidemment pas le niveau d’un Word ou d’un Open-Office.
  • Format propriétaire, bien que l’on puisse exporter en format texte, RTF, etc… sans problème. Il existe aussi un “viewer” et un utilitaire pour créer un “ebook” au format exe, que n’importe qui pourra ouvrir.
  • Les inconvénients du texte… pas de recherche par champs, pas d’automatisation des traitements, pas d’export possible pour partager (mais ce n’est pas le but en l’occurrence), organisation statique.

Quelques copies d’écran de my journal :


Où je copie les actes que j'ai envie de garder parce qu'ils sortent de l'ordinaire


 


Registres étudiés dans le 04



Actes divers relevés dans les registres, et qui pourront servir "un jour"



Recensements



Fiche d'un couple qui me donne du fil à retordre



Recherches à faire sur le couple en question


 

J’ai quand même en projet de développer un module pour mon site local qui me permettrait de faire la même chose, avec les avantages d’une base de données… un jour, peut-être, quand j’aurais fini tout le reste !

Et vous, tenez-vous un journal de recherche ? Avec quel(s) outil(s) ?

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Mon logiciel de généalogie idéal

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie de décrire ce qui serait pour moi, le logiciel de généalogie idéal. Bon, à la relecture, ça ressemble plutôt à la liste de ce que je reproche à Hérédis, mais bon 😉

En vrac, hein.

Les caractéristiques de base

  • Il existe en versions Windows (32 et 64-bits).
  • Il existe en version Linux.
  • Les versions pour différents OS sont identiques en termes de fonctionalités et de qualité.
  • Il possède une interface graphique agréable et surtout fonctionnelle.
  • Ladite interface est presque entièrement paramétrable (position des différents éléments, barres d’outils, choix des éléments à afficher…).
  • La navigation est facile et intuitive, dans le logiciel, comme dans la généalogie.
  • L’édition (création, modification, suppression) des données est rapide (rien de pire que de passer 10 minutes par nouveau personnage, avec douze écrans différents ((suivez mon regard)) ).
  • La gestion des données se fait dans une base… de données.
  • Support de l’UTF-8 / Unicode (par défaut ?)

Les fonctionalités critiques

  • Gestion des sources complète et paramétrable.
  • Gestion des lieux standardisée (avec codes INSEE pour la France) avec lieux-dits/paroisses, voire évolutions au cours du temps.
  • Tout élément est “sourçable”, et pas que les événements : liens (même les liens familiaux de base), dates, lieux, professions, titres, surnoms et noms d’usage, signatures, et même les noms et prénoms.
  • Certains éléments, sinon tous, sont datables : profession par exemple.
  • Export GEDCOM respectueux à 100% des spécifications du standard, y compris pour les éléments spécifiques au logiciel, et y compris pour les dates en calendrier révolutionaire ou exotique ((suivez mon regard)) et y copris les spécificités locales (accents par exemple) .
  • Gestion des informations complémentaires individuelles et familiales.
  • Gestion des doublons à cascade (genre si deux personnes sont des doublons, quand on les fusionne, ça identifie les enfants et autres personnes liées comme doublons potentiels et ça demande ce qu’on veut en faire).
  • Edition d’arbres graphiques simples (des cases, des traits) et paramétrables, pour avoir une vue globale simplifiée, et des roues aussi simples. Du fonctionnel, quoi.
  • Création et enregistrement d’états et statistiques personnalisés ((voir le coup de la base de données plus haut)).
  • Export des listes, états et statistiques au format adéquat (un tableau, ça s’exporte en csv ou dans un tableur. Pas dans un traitement de texte. ((suivez mon regard)).
  • Recherche multicritère ((et qui ne s’arrête pas à 4 critères, suivez mon regard)) avec affichage des données recherchées, pas juste les noms des gens.

Les fonctionalités qui-sont-ou-seraient-bien-sympas-quand-même

  • Gestion des recherches en cours et à faire (et des trucs qu’on a cherchés mais pas trouvés, et des pistes à explorer), que l’on peut rattacher à un ou plusieurs éléments (personne, famille, source…). Rhooo, un wiki !
  • Raccourcis clavier paramétrables.
  • Navigation dans les données via liste éclair.
  • Recherche multicritère avec possibilité d’utiliser des expressions régulière ((là, si on me sort ça, j’épouse le développeur)).
  • Edition web dynamique en php/mysql ou équivalent ((j’avoue ne pas avoir trouvé mieux que Geneweb en la matière)) et respectueuse des standards actuels.
  • Les données sont utilisables dans les versions d’OS différentes sans passer par un un gedcom et sans perte de données.
  • Gestion des modifications (versioning).

Les fonctionalités qui ne (me) servent à rien

  • Edition d’arbres graphiques tordus ((et moches))
  • Arbres 3D, 12D, luniens, martiens, à l’envers, à l’endroit, en diagonale et qui peuvent chanter ((suivez … bon, vous avez compris)) ((éventuellement, je suis pas sectaire, j’accepte quand même ceux qui feraient le café)).
  • Edition web au format Web 1998 avec trois millions de fichiers statiques et navigation pourrie.
  • Edition web totalement propriétaire ((suivez… bref)) ((mais j’admet que ça puisse intéresser les autres)).

Voilà. J’en oublie sûrement…
A vous !

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Les cartes de cassini dans Google Earth

J’utilise beaucoup Google Earth dans mes recherches généalogiques. Etant en plein développement de mon (vrai) site web, qui incluera ce blog, je me suis repenchée sur les formats de géolocalisation de Google, que ce soit Earth, ou Maps et ses APIs.

Et j’ai trouvé un trésor : les collections de cartes anciennes de David Rumsey [en]. Je vous conseille très vivement de visiter le site, qui présente un nombre incroyable de cartes anciennes du monde entier, visualisables dans diverses applications, dont Luna, qui me semble spécifique, et Google Earth. Attention, le site est en anglais.

Parmi ces cartes, on trouvera en particulier les éditions 1750 et 1790 des cartes de Cassini (la seconde étant nettement moins détaillée), mais beaucoup d’autres qui peuvent intéresser le généalogiste : cartes de Paris en 1716 et 1834, carte de l’Europe en 1787, cartes d’Allemagne, d’Irlande, d’Amérique, et plein plein d’autres. Chaque carte est, cerise sur le gâteau, accompagnée d’une notice descriptive détaillée.

Avant de détailler l’utilisation avec Google Earth, un petit mot sur Luna. Ce visualiseur online, développé en Javascript, je crois, permet non seulement de rechercher et de visualiser des cartes en ligne, mais aussi de les télécharger, jusqu’à très haute résolution. Une fois la carte désirée choisie, cliquer sur “Export”, choisir la résolution (jusqu’à 12288px !!!), attendre quelques instants (ça peut prendre plusieurs minutes), et hop, la carte est prête à être téléchargée. Magique.



Export d'une carte avec Luna



Mais le mieux du mieux, c’est l’export Google Earth. Qui n’a pas rêvé de pouvoir utiliser toutes les fonctionalités de G.E. sur une carte ancienne ? Pour ceux qui n’ont pas encore downloadé l’application, faites-le, d’autant que c’est gratuit et en français. C’est un outil absolument indispensable pour le généalogiste de base 😉 Allez, allez, je vous attend.

(…….)

Maintenant que vous avez installé le logiciel, rendez-vous sur la page http://www.davidrumsey.com, et dans le menu “View Collection” choisissez “Google Earth”. Puis cliquez sur “Launch Google Earth Application” :

Normalement, GE s’ouvre, avec à gauche un menu “Rumsey historical Maps” (en vrai, vous avez téléchargé un fichier KMZ, pour ceux qui connaissent) :

Dans ce menu, choisir Europe –> France –> France 1750 (ou 1790). Le chargement peut-être un peu long, en fonction de votre connexion internet.

Après, on peut travailler normalement, par exemple chercher le village de Mamie Odette ((non je n’ai pas de mamie nommée Odette, encore moins à Abriès)), zoomer, et profiter des fonctionalités avancées. A noter que la géolocalisation des cartes est parfaite, ça colle exactement.



Abriès (05) - vue Google Earth normale



De là, en cochant et décochant les cases à gauche, on bascule d’une carte à l’autre :



Abriès (05) - Cassini 1750





Abriès (05) - Cassini 1790



On voit par exemple la frontière Italienne, pratique, et version 1790 + 2010 😉 De même on peut afficher les frontières (actuelles) des départements, par exemple. Ce qui pour moi, dont les ancêtres avaient une fâcheuse tendance à vivre en bordure de département, est super pratique.

Cette application permet d’enregistrer ses lieux favoris, de placer des marqueurs, de connaître les coordonnées géographiques, etc…

Vous allez me dire, on peut faire la même chose sur le site de l’IGN, mais moi, je préfère une appli installée localement, même si les cartes de Rumsey elles-mêmes ne le sont pas (il faut donc une connexion internet pour que ça fonctionne). Google Earth offre un million de possibilité de personalisation (on peut même “importer” des images de Picasa, pratique pour y afficher photos et images d’actes, par exemple (voir l’article de Jordi sur l’utilisation de Picasa 3 en généalogie).

Ou encore : liste éclair dans la carte ((ça c’était avant mon voyage à Rouen, depuis ils sont plus nombreux)) :



Mes ancêtres Normands à Criquebeuf



Prochaine étape : liste éclair avec les noms, et animation pour visualiser les flux migratoires de mes ancêtres au fil des années :mrgreen:

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Villeneuve-Loubet expose ses registres

Dans le cadre des journées du patrimoine, la ville de Villeneuve-Loubet (06) organise deux événements conjoints ayant trait à la généalogie :

  • Exposition des registres paroissiaux et d’état-civil, dont la plus grande partie a dû être restaurée (avec le concours des AD06).
  • Animations d’initiation à la généalogie, par le l’Association Généalogique des Alpes-Maritimes, avec, excusez du peu, recherches personalisées et gratuites !

Tout ça aura lieu samedi 18 et dimanche 19 septembre à l’Espace Citoyen de Villeneuve-Loubet, et l’entrée est bien entendu libre et gratuite. Tous les détails et le programme sont disponibles sur le site de la ville.

Et pour ceux qui seront pris du virus ce week-end là, rappelons que lesdits registres sont numérisés et visibles sur le site des Archives Départementales des Alpes-Maritimes, avec tout plein d’autres ressources et d’instruments de recherche.

Voilà une chouette initiative, qui méritait d’être mentionnée, d’autant plus que c’est juste à côté de chez moi !

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Né à six heures quatre vingt sept minutes

Encore une petite curiosité dénichée dans un acte de naissance, daté du 1 frimaire an III (21 novembre 1794) :

Source #702 - Naissance de J.B. REVERT à Elbeuf (76) le 1 frimaire an III. 8 Mi 0396 / 4E 01673. (c) AD76

Jean Baptiste REVERT est donc né à six heures et quatre-vingt sept minutes. 😯

En fait il s’agit de l’application pure et simple du calendrier républicain en vigueur à cette date, incluant le découpage de la journée en temps décimal. Voici l’extrait du décret du 4 frimaire an II :

XI. Le jour, de minuit à minuit, est divisé en dix parties ou heures, chaque partie en dix autres, ainsi de suite jusqu’à la plus petite portion commensurable de la durée. La centième partie de l’heure est appelée minute décimale; la centième partie de la minute est appelée seconde décimale.

Ce mode de calcul du temps ne sera que très peu utilisé (c’est d’ailleurs la première fois que j’en vois une utilisation, même dans les actes officiels). L’article en question n’entrera en vigueur que le 1er vendémiaire an III, et aboli quelques mois plus tard. Juste le temps pour Mme REVERT d’accoucher à Elbeuf, quoi 😆

Nous avons donc une journée divisée en 10 heures, elles-même divisées en 100 minutes. La journée commençant à minuit, à midi il est en fait 5 heures. A minuit (du soir), il est 10 heures.

  • Une heure décimale correspond donc à 2,4 heures sexagésimales ((oui je parle scientifique, même moi je ne me comprends pas ^^ )), soit 2h24.
  • Une minute décimale correspond à 1,44 minute sexagésimale, soit 1’26” et des brouettes ((je vous laisse calculer les brouettes)).

Notre petit Jean Baptiste ((qui aurait pu avoir la décence de naître deux mois plus tôt, ce qui m’aurait épargné un sacré mal de tête)) est donc né le 21 novembre 1794 à 16h29 et des brouettes ((oui, encore, la brouette est la plus petite division de la seconde sexigidimale))

Et maintenant, tous avec moi pour faire une belle révérence à l’officier d’état-civil d’Elbeuf, qui n’avait ni calculatrice, ni Excel pour faire le calcul inverse, et je doute fort que deux mois après la mise en application de ce machin, le grand-père teinturier de l’enfant ou la sage-femme aient eu le temps de s’y faire.


– Et il est né à quelle heure ce petit ?

– Euh, en vrai vers quatre heures et demie, mais à la louche, hein. Il faisait pas encore nuit, quoi.

– Quel système ?

– Hein ?

– Quel calendrier ?

– Celui d’il y a deux mois.

– OK, revenez demain, je calcule et on fait l’acte.

– D’accord, j’ai une boule de cristal si ça peut vous aider ?

– Non non, c’est gentil, mais j’ai un bon stock d’absinthe, ça va aller.

Quand je pense que ma voisine parle toujours en anciens francs…

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A la recherche de Constant Parfait et Marie Rose


Depuis plusieurs années, j’étais bloquée sur un couple : Constant Parfait LEFEBVRE et Marie Rose BAZIN. Ils sont les parents de Marie Rose LEFEBVRE, ma sosa n°33. La petite Marie Rose nait le 8 Messidor an 13 (27/06/1805) à Sotteville-lès-Rouen (76). où ses parents sont domiciliés.

Après ça, le trou noir. Le mariage n’apparaît pas dans les TD de Sotteville, et il y a bien trop de LEFEBVRE dans le coin pour tenter de trouver les éventuels autres enfants, surtout à distance.

Le couple n’apparaît pas non plus sur Généanet, pas plus que sur Google. En revanche, je trouve assez facilement un autre Constant Parfait LEFEBVRE, né au Bosc-Roger-en-Roumois (27), et époux d’une certaine Marie Barbe COUTURIER. Ils se marient à Sotteville, tiens tiens, le 20 juillet 1793. Marie Barbe COUTURIER décède, toujours à Sotteville, le 10 ventôse an 12 (01/03/1804).

Est-ce le même ? A la naissance de Marie Rose, il est veuf depuis à peine plus d’un an. Moins neuf mois, ça donnerait quand même un remariage très rapide. Certes, c’est assez courant à cette époque, mais rien ne vient étayer cette hypothèse.

Profitant de mon voyage à Rouen, je décide de m’attaquer enfin à ce blocage. Je trouve pas mal d’actes d’état-civil mentionnant mon Constant Parfait. Il est souvent déclarant ou témoin des naissances et mariages de ses petits-enfants. En revanche, impossible de trouver son décès, ni celui de son épouse (je vous mets au défi d’éplucher les TD de Sotteville à la recherche d’un LEFEBVRE ou d’une BAZIN, noms communs s’il en est, et sur une période inconnue).

Mon salut viendra des recensements de 1836. Je me suis armée d’une pile de monnaie digne de Picsou, pour alimenter mon amie la machine à café, et c’est parti. A peine une grosse centaine de pages 😯 tout va bien !

Miracle, les voici, à la page 41 ! A cette date, la composition du ménage est assez simple :

  • Lefebvre Constant Parfait, toilier, 67 ans
  • Bazin Marie Rose, trameuse, 56 ans
  • Lefebvre Eléonore, dévideuse, 13 ans

Ouuuh, me dis-je, une fille tardive ! Et c’est en trouvant la naissance de la petite Eléonore, en 1822, que mon mystère s’est résolu d’un coup :

Source #687 - (c) AD76 - 5MI 2487

Ils se sont donc mariés le 22 floréal an XII (12/05/1804) à Saint-Etienne-du-Rouvray (76). L’acte de mariage m’apprendra qu’il s’agit bien du même Constant Parfait LEFEBVRE, fils d’Isaac et Marie Anne CARPENTIER, et veuf de Marie Barbe COUTURIER depuis à peine deux mois.

Reste à savoir s’il s’est remarié si vite parce qu’il avait un enfant en bas-âge qui avait besoin d’une autre maman, ou si la mort de sa première épouse est un crime passionnel pour pouvoir épouser la femme de chambre 😆

Pour résumer, quand on ne trouve pas, il faut continuer à chercher, et explorer les pistes parallèles. Les collatéraux d’abord, parfois jusqu’aux cousins, mais aussi ne pas oublier les recensements et autres tables de succession.

Ceci dit, j’ai eu de la chance que Marie Rose BAZIN ait eu un enfant à 43 ans, et je dis ça, mais je n’ai toujours pas retrouvé mes LAINE, moi !

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Lapsus

Petit lapsus de l’officier de l’Etat–Civil, relevé dans un acte de mariage, à Caudebec-Lès-Elbeuf, en date du 21/08/1816 :


Acte de mariage REVERT x SAHEURS, Caudebec-Lès-Elbeuf, 1816. (c) AD76


… Joachim Revert agé de trente neuf ans tisserand

en cette commune oncle paternel de l’enfant époux, Michel

Etienne Luce agé de soixante quatorze and tisserand

au même lieu, ayeul maternel de l’enfant, ….

Evidemment, Michel Etienne est bien le grand-mère père ((telle est prise qui croyait prendre)) maternel de l’époux, et non pas de l’enfant, mais je trouve ça joli 😉

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Disparition : des pistes de recherche ?

Oyé oyé, bonnes gens ! Ceci est un appel à l’aide :mrgreen:

Le 15 Avril 1880, Victor Frédéric DUTHEIL épouse Céline Désirée LEPAILLEUR, à Elbeuf (76).

Il est né le 2 mars 1852 à Elbeuf, de Frédéric DUTHEIL et de Tranquille Victoire REVERT. Sur l’acte de mariage, son père est déclaré comme étant “sans domicile connu” et “sans nouvelles depuis plus de 26 ans”.

Il a donc disparu vers 1854, son fils étant alors âgé de plus ou moins 2 ans. Sympatique.

Je n’ai pas plus d’infos que ça, je n’ai même pas l’acte de mariage, juste un extrait établi par la (très super méga gentille) dame des Archives Municipales d’Elbeuf. Je m’en vais donc en premier lieu récupérer les divers actes d’état-civil possibles lors de ma visite aux AD76 :

  • L’acte de mariage du 15/05/1880, Elbeuf
  • L’acte de naissance du marié, le 02/03/1852, Elbeuf
  • Eventuellement son acte de décès, à une date inconnue, si besoin en rendant visite aux AM d’Elbeuf.
  • L’acte de mariage de Frédéric DUTHEIL et Tranquille REVERT, date et lieu inconnus
  • L’acte de décès de Tranquille REVERT, date et lieux inconnus. Je table aussi sur Elbeuf, ou La Bouille.

Et surtout, le contrat de mariage, passé le même jour 15/05/1880 à La Bouille (76). Je ne sais même pas quel est le lien entre cette famille et La Bouille.

Le jeune couple aura au moins une fille, née en 1881 à Elbeuf.

Là où j’ai besoin de vos conseils, c’est pour savoir vers où je pourrais me tourner, quelles “sources alternatives”, qui pourraient m’aider à trouver ce qu’il est advenu de Frédéric DUTHEIL… à part fouiller dans le notariat de La Bouille ou celui d’Elbeuf… Des idées ?

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Sauvegardez vos données : les supports


Il existe un nombre important de supports possibles pour sauvegarder ou dupliquer les données présentes sur un ordinateur. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, et le mieux est de toujours diversifier et donc, utiliser plusieurs supports simultanément.

1. Les CD et DVD

C’étaient les rois de la sauvegarde il y a quelques années. Malheureusement, si on s’en doutait déjà à l’époque, on le sait aujourd’hui. Ils sont fragiles, et leur durée de vie est très courte. A moins d’utiliser des disques en or, et encore, ça ne fera gagner que quelques années. Un CD, ça se raye trèèèès facilement, ça se casse sans problèmes, ça se perd. Et surtout, même pour les plus soigneux, ça s’use. Très vite. Surtout quand les versions réinscriptibles. Ils ne doivent donc être considérés que comme des supports temporaires, utiles pour partager et tranférer ses données (quoique pour ce dernier usage, la clé USB est aujourd’hui bien plus pratique).

Et en plus, ça prend de la place. Bref, on oublie.

2. Les disques durs

Les disques durs sont les plus évidents. Evidemment, ne pas utiliser le même que le disque interne à son PC, sinon ça ne sert pas à grand chose 😆

Le prix au giga est aujourd’hui très bas, et on trouve des disques de plusieurs centaines de Go à moins de 100€. On a le choix :

  • Les disques de 2″5, petits, légers, portables. Ce sont les disques utilisés en interne dans la plupart des ordinateurs portables, et on en trouve pléthore comme “disque externe”. Pour un prix parfois un peu plus élevé, on a le disque, et un boîtier, qu’il suffit de connecter à son PC par une prise USB le plus souvent. Ils sont fiables, faciles à transporter et peu encombrants. Certains sont “auto-alimentés”, c’est-à-dire qu’ils ne nécessitent pas d’alimentation électrique externe, celle-ci passe par la prise USB. Pour un usage nomade, c’est l’idéal, mais attention, ça pompe sérieusement la batterie du portable 😉
  • Les disques  3″5 : plus gros, ce sont ceux-là qui sont montés dans les PC “de bureau”. Ils offrent aussi généralement une plus grande capacité, et surtout une plus grande rapidité (qui s’exprime en tours par minutes, ou RPM). Et surtout, ils sont nettement moins chers. Pour une solution de sauvegarde non nomade, c’est l’idéal. Un disque de 1 Tera, avec un boîtier externe, et hop. Ca coûte moins cher qu’un disque externe de 2″5 déjà monté, il suffit d’avoir un tournevis. Ceci dit, on en trouve maintenant déjà montés.

Personnellement, j’ai les deux. Un disque USB 2″5 de 500Go, que je trimbale partout, et un disque de 3″5 de 1To, monté dans un boîtier, qui me sert à la fois de stockage (vidéos, audio, photos…) et de disque de sauvegarde. Ce dernier est branché en USB ou SATA2. Il ne lui manque que le réseau, c’est la prochaine étape 🙂

Un conseil important : pour un disque de 3″5 utilisé en externe, ne lésinez pas sur le prix du boîtier. J’en ai fait l’expérience, et après plusieurs essais, j’ai finalement acheté un boîtier de marque (Antec), très solide, très bien fini, et dont les connexions “tiennent”. C’est-à-dire que le disque ne se débranche pas dès qu’on le bouge d’un millimètre, et qu’il n’y a aucun faux contact qui pourrait l’âbimer ou corrompre les données. Tant que j’y suis, prenez un boîtier avec ventilateur.

Idem pour le disque lui-même… toujours, TOUJOURS, choisir une grande marque, et lire les avis de consommateurs, prendre un modèle reconnu. Même s’il coûte 10€ de plus.

Les critères de choix :

  • La taille du disque (2″5 ou 3″5), à choisir selon l’usage (nomade ou pas)
  • La capacité : dans une optique de sauvegarde et vu les prix actuels, 500Go est un minimum.
  • La vitesse : exprimée en RPM (classiquement, 5000, 7200 ou 10000). Plus le chiffre est élevé, plus le disque est rapide. En général, les gros disques (en taille, pas en capacité) sont plus rapides que les petits (logique). Ca n’a l’air de rien comme ça, mais la différence entre un 5000RPM et un 1000RPM, c’est un monde, quand on copie beaucoup de fichiers, ou des gros.
  • Le bruit : lire les avis consos. A l’usage, un disque “qui gratte” devient vite insupportable 😉
  • La température : comme ci-dessus, lire les avis. Un disque chauffe, mais point trop n’en faut. Bien faire attention à la solution de ventilation utilisée par le “contenant” (boîtier, tour du PC, ordinateur portable). Tant qu’on y est, choisir cette solution SILENCIEUSE !
  • La marque : oui, c’est important, même si ce n’est pas une garantie absolue.

Leur inconvénient principal étant leur fragilité. L’usure se détecte relativement facilement (quand un disque silencieux commence à sérieusement gratter, il est temps d’en changer).  Leurs avantages sont nombreux (coût, capacité, facilité d’en changer, permettant de mettre en place des solutions assez complexes de haute disponibilité facilement (RAID, …)). Ils restent la meilleure solution actuelle pour une sauvegarde chez les particuliers.

3. Les clés USB

La technologie est différente de celle du disque dur. Pour simplifier, dans un disque dur, les données sont écrites sur un support physique, et dans une clé USB elles sont écrites dans une “mémoire”.

Les clés USB sont toutes petites, super pratiques à transporter (et à perdre ;)), et en théorie relativement rapides (en fait c’est surtout bridé par la norme USB).  Elles sont aussi moins fragiles et moins susceptibles à la corruption de données, que les disques durs (une clé USB qui tombe, c’est généralement pas grave), et très peu chères. L’inconvénient, c’est leur capacité encore trop faible (de 2/3 Go à 16Go pour les plus courantes).

De nouveaux disques durs, dits SSD, utilisent la même technologie. Mais leur capacité et leur prix en font de mauvaises solutions de sauvegarde.

Personnellement, je m’en sers pour le transfert/transport/partage de données, pas la sauvegarde en tant que telle.

4. Sauvegarde “en ligne”

Les fournisseurs d’accès et les hébergeurs fournissant de plus en plus d’espace disque disponible, il est tentant de sauvegarder ses données, du moins une partie, sur leurs serveurs. Et c’est aussi une trèèèès bonne idée !

Les hébergeurs payants, offrent une solution peu chère (si si), de grande capacité en général, et surtout très sûre, car ils mettent en place des systèmes de haute-disponibilité de type professionnels. Vos sites sont généralement hébergés sur des baies de disques mirrorées, ou au pire en RAID, avec systèmes d’alertes de défaillance, et surtout, ils sont eux-mêmes backupés.

Par exemple, mon nom de domaine est hébergé chez OVH, sur un serveur mutualisé. Mon espace est sauvegardé régulièrement sans que je ne fasse rien, ainsi que mes diverses bases de données (ce qui ne m’empêche pas d’avoir moi-même planifié des sauvegardes du blog toutes les semaines, qui me sont automatiquement envoyées par mail, comme Jordi).

Outre ces avantages considérables, on peut en ajouter d’autres :

  • Une disponibilité de vos données depuis n’importe quelle connexion internet dans le monde. Qui a dit nomade ?
  • Vos données sont sauvegardées de façon distante, externalisée. En clair, si la maison brûle, vous en aurez toujours une copie. C’est une des règles de base à respecter : ne pas mettre ses oeufs dans le même panier, ça veut dire plusieurs supports, et ces supports dans des lieux différents, si possible éloignés en kilomètres.

5. Les cassettes spécialisées et autres supports magnétiques

Bon, là, on tombe dans la solution “pro”, je ne m’y étendrai pas trop.

  • Avantages : prévues pour ça, elles permettent des capacités assez importantes car généralements couplées à la compression des données. Faciles à externaliser.
  • Inconvénients : coûtent cher, nécessitent une solution spécifique (matérielle et logicielle) à la fois pour effectuer la sauvegarde, et pour la restorer ensuite. Les données ne sont en général pas lisibles directement.

Il existe d’autres supports, mais ils ne nous concernent pas trop. Prochain article : les solutions matérielles et logicielles possibles, et puis après, un exemple en live, avec ce que je fais, moi, et ce que vous faites, vous 😉