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Lapsus

Petit lapsus de l’officier de l’Etat–Civil, relevé dans un acte de mariage, à Caudebec-Lès-Elbeuf, en date du 21/08/1816 :


Acte de mariage REVERT x SAHEURS, Caudebec-Lès-Elbeuf, 1816. (c) AD76


… Joachim Revert agé de trente neuf ans tisserand

en cette commune oncle paternel de l’enfant époux, Michel

Etienne Luce agé de soixante quatorze and tisserand

au même lieu, ayeul maternel de l’enfant, ….

Evidemment, Michel Etienne est bien le grand-mère père ((telle est prise qui croyait prendre)) maternel de l’époux, et non pas de l’enfant, mais je trouve ça joli 😉

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Disparition : des pistes de recherche ?

Oyé oyé, bonnes gens ! Ceci est un appel à l’aide :mrgreen:

Le 15 Avril 1880, Victor Frédéric DUTHEIL épouse Céline Désirée LEPAILLEUR, à Elbeuf (76).

Il est né le 2 mars 1852 à Elbeuf, de Frédéric DUTHEIL et de Tranquille Victoire REVERT. Sur l’acte de mariage, son père est déclaré comme étant “sans domicile connu” et “sans nouvelles depuis plus de 26 ans”.

Il a donc disparu vers 1854, son fils étant alors âgé de plus ou moins 2 ans. Sympatique.

Je n’ai pas plus d’infos que ça, je n’ai même pas l’acte de mariage, juste un extrait établi par la (très super méga gentille) dame des Archives Municipales d’Elbeuf. Je m’en vais donc en premier lieu récupérer les divers actes d’état-civil possibles lors de ma visite aux AD76 :

  • L’acte de mariage du 15/05/1880, Elbeuf
  • L’acte de naissance du marié, le 02/03/1852, Elbeuf
  • Eventuellement son acte de décès, à une date inconnue, si besoin en rendant visite aux AM d’Elbeuf.
  • L’acte de mariage de Frédéric DUTHEIL et Tranquille REVERT, date et lieu inconnus
  • L’acte de décès de Tranquille REVERT, date et lieux inconnus. Je table aussi sur Elbeuf, ou La Bouille.

Et surtout, le contrat de mariage, passé le même jour 15/05/1880 à La Bouille (76). Je ne sais même pas quel est le lien entre cette famille et La Bouille.

Le jeune couple aura au moins une fille, née en 1881 à Elbeuf.

Là où j’ai besoin de vos conseils, c’est pour savoir vers où je pourrais me tourner, quelles “sources alternatives”, qui pourraient m’aider à trouver ce qu’il est advenu de Frédéric DUTHEIL… à part fouiller dans le notariat de La Bouille ou celui d’Elbeuf… Des idées ?

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Sauvegardez vos données : les supports


Il existe un nombre important de supports possibles pour sauvegarder ou dupliquer les données présentes sur un ordinateur. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, et le mieux est de toujours diversifier et donc, utiliser plusieurs supports simultanément.

1. Les CD et DVD

C’étaient les rois de la sauvegarde il y a quelques années. Malheureusement, si on s’en doutait déjà à l’époque, on le sait aujourd’hui. Ils sont fragiles, et leur durée de vie est très courte. A moins d’utiliser des disques en or, et encore, ça ne fera gagner que quelques années. Un CD, ça se raye trèèèès facilement, ça se casse sans problèmes, ça se perd. Et surtout, même pour les plus soigneux, ça s’use. Très vite. Surtout quand les versions réinscriptibles. Ils ne doivent donc être considérés que comme des supports temporaires, utiles pour partager et tranférer ses données (quoique pour ce dernier usage, la clé USB est aujourd’hui bien plus pratique).

Et en plus, ça prend de la place. Bref, on oublie.

2. Les disques durs

Les disques durs sont les plus évidents. Evidemment, ne pas utiliser le même que le disque interne à son PC, sinon ça ne sert pas à grand chose 😆

Le prix au giga est aujourd’hui très bas, et on trouve des disques de plusieurs centaines de Go à moins de 100€. On a le choix :

  • Les disques de 2″5, petits, légers, portables. Ce sont les disques utilisés en interne dans la plupart des ordinateurs portables, et on en trouve pléthore comme “disque externe”. Pour un prix parfois un peu plus élevé, on a le disque, et un boîtier, qu’il suffit de connecter à son PC par une prise USB le plus souvent. Ils sont fiables, faciles à transporter et peu encombrants. Certains sont “auto-alimentés”, c’est-à-dire qu’ils ne nécessitent pas d’alimentation électrique externe, celle-ci passe par la prise USB. Pour un usage nomade, c’est l’idéal, mais attention, ça pompe sérieusement la batterie du portable 😉
  • Les disques  3″5 : plus gros, ce sont ceux-là qui sont montés dans les PC “de bureau”. Ils offrent aussi généralement une plus grande capacité, et surtout une plus grande rapidité (qui s’exprime en tours par minutes, ou RPM). Et surtout, ils sont nettement moins chers. Pour une solution de sauvegarde non nomade, c’est l’idéal. Un disque de 1 Tera, avec un boîtier externe, et hop. Ca coûte moins cher qu’un disque externe de 2″5 déjà monté, il suffit d’avoir un tournevis. Ceci dit, on en trouve maintenant déjà montés.

Personnellement, j’ai les deux. Un disque USB 2″5 de 500Go, que je trimbale partout, et un disque de 3″5 de 1To, monté dans un boîtier, qui me sert à la fois de stockage (vidéos, audio, photos…) et de disque de sauvegarde. Ce dernier est branché en USB ou SATA2. Il ne lui manque que le réseau, c’est la prochaine étape 🙂

Un conseil important : pour un disque de 3″5 utilisé en externe, ne lésinez pas sur le prix du boîtier. J’en ai fait l’expérience, et après plusieurs essais, j’ai finalement acheté un boîtier de marque (Antec), très solide, très bien fini, et dont les connexions “tiennent”. C’est-à-dire que le disque ne se débranche pas dès qu’on le bouge d’un millimètre, et qu’il n’y a aucun faux contact qui pourrait l’âbimer ou corrompre les données. Tant que j’y suis, prenez un boîtier avec ventilateur.

Idem pour le disque lui-même… toujours, TOUJOURS, choisir une grande marque, et lire les avis de consommateurs, prendre un modèle reconnu. Même s’il coûte 10€ de plus.

Les critères de choix :

  • La taille du disque (2″5 ou 3″5), à choisir selon l’usage (nomade ou pas)
  • La capacité : dans une optique de sauvegarde et vu les prix actuels, 500Go est un minimum.
  • La vitesse : exprimée en RPM (classiquement, 5000, 7200 ou 10000). Plus le chiffre est élevé, plus le disque est rapide. En général, les gros disques (en taille, pas en capacité) sont plus rapides que les petits (logique). Ca n’a l’air de rien comme ça, mais la différence entre un 5000RPM et un 1000RPM, c’est un monde, quand on copie beaucoup de fichiers, ou des gros.
  • Le bruit : lire les avis consos. A l’usage, un disque “qui gratte” devient vite insupportable 😉
  • La température : comme ci-dessus, lire les avis. Un disque chauffe, mais point trop n’en faut. Bien faire attention à la solution de ventilation utilisée par le “contenant” (boîtier, tour du PC, ordinateur portable). Tant qu’on y est, choisir cette solution SILENCIEUSE !
  • La marque : oui, c’est important, même si ce n’est pas une garantie absolue.

Leur inconvénient principal étant leur fragilité. L’usure se détecte relativement facilement (quand un disque silencieux commence à sérieusement gratter, il est temps d’en changer).  Leurs avantages sont nombreux (coût, capacité, facilité d’en changer, permettant de mettre en place des solutions assez complexes de haute disponibilité facilement (RAID, …)). Ils restent la meilleure solution actuelle pour une sauvegarde chez les particuliers.

3. Les clés USB

La technologie est différente de celle du disque dur. Pour simplifier, dans un disque dur, les données sont écrites sur un support physique, et dans une clé USB elles sont écrites dans une “mémoire”.

Les clés USB sont toutes petites, super pratiques à transporter (et à perdre ;)), et en théorie relativement rapides (en fait c’est surtout bridé par la norme USB).  Elles sont aussi moins fragiles et moins susceptibles à la corruption de données, que les disques durs (une clé USB qui tombe, c’est généralement pas grave), et très peu chères. L’inconvénient, c’est leur capacité encore trop faible (de 2/3 Go à 16Go pour les plus courantes).

De nouveaux disques durs, dits SSD, utilisent la même technologie. Mais leur capacité et leur prix en font de mauvaises solutions de sauvegarde.

Personnellement, je m’en sers pour le transfert/transport/partage de données, pas la sauvegarde en tant que telle.

4. Sauvegarde “en ligne”

Les fournisseurs d’accès et les hébergeurs fournissant de plus en plus d’espace disque disponible, il est tentant de sauvegarder ses données, du moins une partie, sur leurs serveurs. Et c’est aussi une trèèèès bonne idée !

Les hébergeurs payants, offrent une solution peu chère (si si), de grande capacité en général, et surtout très sûre, car ils mettent en place des systèmes de haute-disponibilité de type professionnels. Vos sites sont généralement hébergés sur des baies de disques mirrorées, ou au pire en RAID, avec systèmes d’alertes de défaillance, et surtout, ils sont eux-mêmes backupés.

Par exemple, mon nom de domaine est hébergé chez OVH, sur un serveur mutualisé. Mon espace est sauvegardé régulièrement sans que je ne fasse rien, ainsi que mes diverses bases de données (ce qui ne m’empêche pas d’avoir moi-même planifié des sauvegardes du blog toutes les semaines, qui me sont automatiquement envoyées par mail, comme Jordi).

Outre ces avantages considérables, on peut en ajouter d’autres :

  • Une disponibilité de vos données depuis n’importe quelle connexion internet dans le monde. Qui a dit nomade ?
  • Vos données sont sauvegardées de façon distante, externalisée. En clair, si la maison brûle, vous en aurez toujours une copie. C’est une des règles de base à respecter : ne pas mettre ses oeufs dans le même panier, ça veut dire plusieurs supports, et ces supports dans des lieux différents, si possible éloignés en kilomètres.

5. Les cassettes spécialisées et autres supports magnétiques

Bon, là, on tombe dans la solution “pro”, je ne m’y étendrai pas trop.

  • Avantages : prévues pour ça, elles permettent des capacités assez importantes car généralements couplées à la compression des données. Faciles à externaliser.
  • Inconvénients : coûtent cher, nécessitent une solution spécifique (matérielle et logicielle) à la fois pour effectuer la sauvegarde, et pour la restorer ensuite. Les données ne sont en général pas lisibles directement.

Il existe d’autres supports, mais ils ne nous concernent pas trop. Prochain article : les solutions matérielles et logicielles possibles, et puis après, un exemple en live, avec ce que je fais, moi, et ce que vous faites, vous 😉

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Sauvegardez vos données : la stratégie

Partie 1 : le problème

Maintenant qu’on a décidé de sauvegarder nos données, se pose la question de la stratégie de backup à mettre en place ((oui, je parle bizarrement, déformation professionnelle)) . Il existe plusieurs types de sauvegardes ((j’essaye de faire un effort pour parler français, mais j’avoue que j’ai un peu de mal à ne pas écrire “backup”)) , à choisir en fonction de ses besoins. Le mieux étant bien entendu de les combiner 😉

Définissez vos besoins

La sauvegarde doit évidemment, en premier lieu, permettre de récupérer des données perdues ou corrompues. Mais ce n’est pas tout. On peut aussi en profiter pour pouvoir accéder à ses données depuis un autre poste : soit le PC du salon, soit un portable, soit carrément le PC de la tante Marcelle, ou celui du boulot ((ahem. Non, non, rien.)).

Ensuite, quelle est la criticité de vos données ? Pensez par exemple au temps qu’il serait nécessaire pour repartir de zéro quand c’est possible (un fichier généalogique, les comptes de la famille), ou aux conséquences d’une perte sèche quand ça ne l’est pas (photos de vacances jamais imprimées).

Une stratégie de sauvegarde doit répondre aux questions suivantes :

  • Que doit permettre la sauvegarde (récupération de données, mobilité des données, partage…) ?
  • A quelle fréquence faire mes sauvegardes ?

Les différents types de sauvegarde

Une fois ses besoins définis, en fonction de ses propres habitudes et de la criticité des données, on peut choisir un type de backup sauvegarde à mettre en place. Il en existe plusieurs, qui répondent à différents besoins, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients.

  • Sauvegarde complète (full backup ((aaaah)) ) : c’est une copie exacte de l’intégralité des fichiers, prise à un instant T.
  • Sauvegarde incrémentale : basée sur une première sauvegarde complète, on ne copie alors que les fichiers ayant été modifiés (ou créés, ou supprimés), depuis cette dernière. L’avantage est sa rapidité, le gain d’espace disque nécessaire. L’inconvénient est que pour récupérer les données, il faudra disposer de la sauvegarde complète, plus toutes les sauvegardes incrémentales intermédiaires. Ce qui peut rendre l’opération de récupération longue et périlleuse.
  • Sauvegarde différentielle : Comme l’incrémentale, mais la comparaison ne se fait plus au niveau des opérations sur les fichiers, mais dans leur *contenu*. Bon, là, celle-là, on va l’oublier.

Enfin, la synchronisation : elle permet d’avoir toujours deux images strictement identiques d’un même fichier/dossier. C’est celle qui permettra la mobilité des données, en synchronisant par exemple sur un disque externe ou une clé USB.

Fréquence des sauvegardes

Là, ça dépendra de votre utilisation des données. Mais en général, on conseille de faire une sauvegarde complète à intervalles réguliers mais assez espacés (hebdomadaire, mensuelle), plus une autre (incrémentale, ou juste de certains fichiers critiques) plus régulièrement (tous les jours par exemple).

Exemple

* Le premier de chaque mois, on fait une image complète de tout le disque dur (sans la partie OS)

* Chaque dimanche, on sauvegarde les fichiers les plus critiques, ou ceux qui sont modifiés souvent

* Chaque jour, on sauvegarde les fichiers critiquissimes, ou ceux qu’on sait avoir modifiés dans la journée, et pour lesquels on serait bien embêtés de devoir récupérer la version du dimanche précédent.

Partie 3 : les supports (ça vient, ça vient)

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Sauvegardez vos données : le problème

Le sujet de la sauvegarde de nos données généalogiques a été rapidement évoqué dans les différents posts “Quel Généalogiste Suis-Je“. Un récent tweet de Maiwenn m’a enfin décidée à écrire une petite série d’articles pour y voir plus clair.

Certains d’entre vous le savent, je travaille dans l’informatique, et gère des serveurs de production. La problématique du backup y est donc quelque chose de super critique. Mais combien d’entre nous pensent à ça dans le cadre de leur informatique personnelle ?

Pourquoi a t-on besoin de sauvegardes ? Quelle stratégie adopter, et comment s’y prendre ? Quels outils utiliser ? Quels supports ?

Le besoin

Pourquoi faire des sauvegardes ? La sagesse populaire dit qu’il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier. Eh bien ça vaut aussi pour vos données informatiques. Il existe de nombreux risques de pertes de données, bien plus nombreux quand on travaille sur support électronique que sur papier. Imaginez que vous perdiez toute votre généalogie ? Des années de travail, et *pouf* ! Tout est perdu en quelques minutes.

Je sais ce que vous allez me dire “bof, franchement, je vois pas comment ça peut arriver !” et “moi j’ai jamais rien perdu, mon PC marche super bien !”.

1. Les pannes matérielles et logicielles


Vos fichiers sont stockés avec amour sur votre disque dur. Malheureusement, un disque dur n’a pas une durée de vie illimitée. Rien qu’avec l’usure normale, elle ne dépasse pas quelques années.

Il arrive très souvent qu’un disque dur tombe en panne, même neuf.

Encore plus courante, la corruption de données. Qu’elle soit due à un problème matériel sur le disque, ou à un problème logiciel lors de l’écriture, elle rend un fichier parfaitement inutilisable. Nous avons tous eu droit, un jour ou l’autre, à un message du genre “fichier illisible”.

Si ça arrive sur une photo d’acte, c’est pas très grave. Si c’est sur votre fichier généalogique, là, c’est nettement plus embêtant. Combien de temps vous faudra t-il pour le refaire ? Pour retraiter vos 1513 actes BMS et recréer l’arbre ?

2. Les accidents de la vie

Ouille.

Un incendie peut toujours arriver, même à la maison (sinon, pourquoi payer l’assurance ?). Bon, ok, ce n’est pas le plus courant. Autre exemple : on trébuche, et paf, le portable est par terre, explosé sur le carrelage. N’ayez pas de doute, dans ces cas-là c’est toujours le carrelage qui gagne. Avec un peu de bol, le disque dur sera récupérable, mais c’est loin d’être sûr.

Ah oui, et le café sur le clavier du portable. Le petit dernier qui s’amuse à démonter l’ordinateur et son disque dur, pour voir comment ça marche (et puis un disque dur démonté, c’est rigolo, ça tourne comme un mange-disque !).

Et le dernier, le truc que tout le monde sait, mais dont personne ne pense à se protéger : l’orage. Un bon petit coup de foudre qui passe dans la prise électrique, et vient griller tout ce qui se trouve au bout. La télé, le modem, le PC, le téléphone, la cafetière (relisez la clause “dommages électriques” de votre contrat d’assurance). Plus courant, plus insidieux, la surtension qui grille aussi le PC, et la bête coupure électrique qui intervient pile au moment où votre fichier généalogique est en train d’être écrit sur le disque.


3. Les vols

Aujourd’hui, les ordinateurs portables sont presque plus nombreux que les PC de bureau, surtout chez les généalogistes qui se déplacent aux AD. Ils sont aussi très faciles à voler.


4. Les fausses manips

De loin le problème le plus courant. On clique sur le mauvais bouton, et on supprime un fichier. Ou encore, et là je peux vous dire que ça sent le vécu très frais, on fait n’importe quoi et on se retrouve avec un fichier qui contient des données erronnées, ou encore on a supprimé la mauvaise personne et toute sa famille, et on ne se rappelle plus trop bien à quel moment on a commencé à faire des bêtises (note personnelle : la généalogie à trois heures du matin, c’est pas toujours une bonne idée).


Je pourrais continuer comme ça pendant des heures, mais je vais m’arrêter là pour cette première partie. Maintenant que vous avez tous compris qu’il est indispensable de sauvegarder vos données, même si c’est super chiant, la question est : comment s’y prendre ?

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Un peu de statistiques – bis

Suite à l’article sur l’âge moyen au décès, j’ai voulu refaire l’exercice, mais cette fois sans me limiter à ma lignée SOSA. A part ça, la sélection est la même. Mais cette fois, le panel est forcément plus large, donc certainement plus proche de la réalité, et permet aussi de voir un peu l’importance de la mortalité infantile au cours des siècles.

Sélection complète

Première sélection : tous les individus de mon fichier, pour lesquels je connait la date de naissance ou de baptême exacte, ainsi que la date de décès ou d’inhumation exacte. Soit un panel de 194 individus, dont 96 hommes et 98 femmes.


Longévité, fichier complet


Première chose qui saute aux yeux, c’est qu’ici aussi, les femmes meurent beaucoup plus jeunes que les hommes au 18ème siècle, l’écart se réduisant au 19ème, pour s’inverser au 20ème. Mais cette fois, l’âge au décès des femmes du 18ème siècle est très très faible. Explication au prochain chapitre !

J’ai d’abord été étonnée d’une longévité si peu élevée au 20ème siècle, sachant que ma famille a eu la chance, des deux côtés, de n’avoir que très peu, voire pas du tout, de morts au cours des grandes guerres du siècle (oui, je sais, ça mérite reflexion, du moins pour ma branche paternelle, l’autre côté ayant été “protégé” par le fait d’être en Algérie. Point de mort pour la France par chez moi.). Et puis je me suis rendue compte que parmi les personnes nées au 20ème siècle, la plupart sont soit encore en vie, soit exclus de ces stats car je ne connais pas leur date de décès exacte.

Bref, on a donc une moyenne sur 3 siècles de 41.88 ans. Gloups.

Décédés après 5 ans

Seconde sélection : les mêmes, mais décédés après 5 ans.


Longévité au-delà de l'âge de 5 ans


Grosse surprise, du moins pour moi : si l’on compare avec le tableau précédent, au 18ème siècle, plus de la moitié des femmes ont disparu. Ce qui veut dire que sur 31 naissances de filles, seules 14 ont dépassé l’âge de 5 ans. Pour les hommes la différence est un peu moins élevée, avec 9 garçons décédés avant 5 ans.

Petit bémol quand même : il est évident qu’en lecture systématique, ou avec les TD, il est nettement plus facile de trouver les dates exactes de naissance et de décès des enfants morts en bas âge, que de ceux qui atteignent l’âge adulte, ce qui fausse quand même un peu les statistiques. Surtout que du côté paternel, ils ont pas mal bougé au sein de leur région (Normandie au sens large), finissant pour la plupart en Seine-Maritime, dont les archives ne sont pas en ligne.

Evidemment, ça fait remonter drastiquement la moyenne… qui atteint cette fois 55.09 ans.

Adultes

Et enfin, toujours la même sélection, mais affinée pour ne retenir que les individus ayant atteint l’âge de 20 ans :

Longévité, plus de 20 ansOn retrouve des statistiques plus proche de celles du post précédent, ce qui somme toute est assez logique, avec une moyenne de 59.23 ans.

Individus ayant au moins un enfant

Pour finir, et pour me rapprocher le plus de la sélection du premier post, les individus ayant eu au moins un enfant, sans critère d’âge :

Longévité : individus ayant au moins un enfant

Ce qui nous donne une moyenne de 60.81 ans. Là encore, on remarque que les femmes, au fur et à mesure des progrès de la médecine et de l’hygiène général, rattrapent les hommes au fil des siècles, pour les dépasser allègrement au 20ème siècle et s’approcher de plus en plus des espérances de vie actuelles. Je rappelle que la longévité moyenne dans ce tableau, pour les hommes, n’est pas impactée par les guerres du siècle dernier.

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Meurtre en Algérie

Ambroise Jules CRAMET est mon SOSA n°26, l’arrière-grand-père de ma maman. Il est né le 15/12/1856 à Robertville (Algérie), de Ambroise Joseph CRAMET et Angélique BONNEL. Il est leur cinquième et dernier enfant, pour autant que je sache (sa dernière soeur étant âgée de 12 ans à sa naissance, il est possible qu’il y en ait eu un ou deux autres, mais je ne les ai pas trouvés). Il est aussi le seul à être né en Algérie.

La famille est originaire du Pas-de-Calais, plus exactement Maisnil-les-Ruitz, et Hersin-Coupigny. Des Ch’tis au soleil ! Ils s’installent à Robertville en 1850, et le petit Ambroise Jules grandira dans une ferme agricole d’abord assez petite (10 hectares), puis agrandie par l’obtention d’une concession supplémentaire de 34 hectares en 1860.

Ambroise a 12 ans quand son père meurt, le 12/08/1868. C’est à 25 ans, le 08/04/1882, qu’il épouse Joséphine STRAUMANN, une jeune fille de 19 ans, originaire d’Alsace. Installé à Robertville, le couple aura 5 enfants, dont 4 filles :

  1. Gustave Victor, né le 24/02/1883, qui décèdera à l’âge de 2 ans 1/2, le 28/09/1885
  2. Jeanne Françoise, née le 20/03/1885, décédée le 09/03/1954 à Bône. C’est mon arrière-grand-mère.
  3. Angélique Marie, née le 08/07/1887, morte à 5 ans, le 03/08/1892
  4. Eugénie Joséphine, née le 21/01/1890, décédée le 21/03/1972 à Pau
  5. Claire Marie, née le 16/07/1892



Famille CRAMET vers 1900. De gauche à droite et de bas en haut : Joséphine STRAUMANN, Ambroise CRAMET, Jeanne CRAMET, Angélique BONNEL, Claire CRAMET, Eugénie CRAMET



Au cours de sa vie, Ambroise sera décoré de la médaille du mérite agricole, et élu maire de Robertville.

Le 30/11/1900, sa mère Angélique meurt à l’âge très respectable de 87 ans (d’autant plus respectable que les conditions de vie en Algérie à cette époque ne favorisaient pas une longévité importante…). Pour l’anecdote, c’est Ambroise, en tant que maire, qui écrira et signera l’acte de décès de sa mère :



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Source #647 : Décès d'Angélique BONNEL. Source : CAOM




En 1904, à 47 ans, Ambroise est un “colon agricole” établi, maire de sa commune, reconnu par ses administrés, à la tête d’une belle famille, avec trois filles âgées de 12, 14 et 19 ans. Un soir d’octobre, il s’apprête à rentrer chez lui, lorsque deux coups de feu retentissent et le tuent sur le coup.



Source #645 - Extrait du journal "La Croix de l'Algérie et de la Tunisie, n° 1050, du 13/10/1904, page 3". Source : Gallica



Il sera malheureusement très difficile, voire impossible d’en savoir plus. En effet, un non-lieu sera rendu quelques mois plus tard :



Source #646 : La Gazette Algérienne, numéro 1955, du 29/08/1905, page 2. Source : Gallica



Je savais depuis longtemps qu’il avait été assassiné. La légende familiale, qui m’a été récemment répétée par un cousin éloigné (un fils ou petit-fils d’une des deux autres filles d’Ambroise), dit, d’aussi loin que je m’en souvienne, qu’il a été, et je cite, “tué d’une balle dans le dos par un Arabe”. Malheureusement, je ne crois pas que j’arriverais à mettre un jour la main sur la décision de non-lieu, qui aurait – peut-être – pu m’éclairer un peu sur les éventuels suspects, ou sur l’enquête. Même si l’assassinat est prouvé par ces articles (et mon arrière-grand-mère, sa fille, que ma mère a connue), je me méfie des raccourcis, assez courants dans ce genre de “mémoire familiale” et de contexte. Si la justice n’a pas conclu à l’identité du tueur, je me garderais bien de le faire aussi.

Ceci dit, il semblerait qu’Ambroise CRAMET n’ait pas été le seul a être assassiné, dans la région : voir à ce sujet un article assez virulent dans le journal “Les annales africaines’, paru en 1910 (toujours sur Gallica). Là encore, point de mention de l’origine éventuelle des tueurs, et pourtant, souvent, dans ces journaux, ils ne se gênaient pas.

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Un peu de statistiques

En réponse à David, puis à Valérie, j’ai moi aussi calculé l’âge moyen au décès de mes ancêtre directs. Ma sélection est la même :

  • Lignée SOSA
  • Individus dont la date de naissance ou de baptême est connue avec précision

Cette sélection donne donc la moyenne pour les individus ayant atteint l’âge adulte, et ayant eu au moins un enfant vivant.

Premières statistiques, reprenant mes deux branches, paternelle et maternelle, soit 76 ancêtres directs. J’ai volontairement exclu le 21ème siècle, qui n’a vu le décès “que” de ma grand-mère maternelle chérie, à l’âge de 93 ans 1/2.


Age au décès, lignée SOSA complète



38 hommes, 38 femmes. Le résultat semble correspondre à ceux trouvés par David et Valérie. Les femmes meurent en moyenne plus jeunes au 18ème siècle, puis rattrapent les hommes. Ceci dit, le faible nombre d’individus relativise le résultat. Heureusement, les nombres d’hommes et de femmes sont relativement proches. Sur le cumul, la moyenne totale est une espérance de vie de 61 ans tout rond !

Sur les 6 femmes décédées avant 1800, seulement deux sont mortes avant 50 ans :

  • Marie GUERIN (1734 – 1768), décédée à 34 ans. Son dernier enfant était alors âgé de 1 an et 3 mois, peut-être est-ce un décès “en couches” à la naissance d’un enfant mort-né et donc pas enregistré dans les registres de la paroisse ?
  • Magdeleine VASSEROT-MERLE (1716 – 1737), décédée quelques semaines avant son 22ème anniversaire, au Roux d’Abriès (05), dans une avalanche.

Pour finir, mes “extrêmes” :

  • La plus jeune est la même Magdeleine VASSEROT-MERLE, morte à 21 ans (1716 – 1737)
  • Le doyen est Claude AUDIER-MERLE, décédé lui aussi à Abriès (05), à l’âge de 94 ans (1729 – 1823). Pour la petite histoire, il est l’époux de la fille unique de Magdeleine.

Tous deux font partie de ma branche maternelle.


[Edit : grosse erreur de sélection, Magdeleine Vasserot-Merle n’est pas morte dans une avalanche, j’ai confondu avec une “presque homonyme”… Mea Culpa Beaucoupa…]
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Boîte à Outils : quelques liens

Ce post est à but purement utilitaire, histoire de répertorier les sites que j’utilise pour mes propres recherches, parce que je suis faignante et que je me laisse dépasser par mes bookmarks. Il est forcément appelé à évoluer au fil de l’eau.

Archives Départementales

Cette liste ne présente que celles qui concernent ma généalogie perso. La liste exhaustive de toutes les AD en ligne se trouve sur Généawiki.

Archives Nationales

Autres

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AD64 : oops

Samedi dernier était annoncée la mise en ligne des AD des Pyrénées-Altlantiques (64). Mais aujourd’hui, le site est en maintenance. Il semblerait qu’en fait de mise en ligne, il s’agissait d’un test. L’URL aurait été diffusée alors qu’elle aurait dû rester confidentielle.

C’est bien mal connaître les impatienautes 😉 et elle a vite couru les listes, blogs et est apparue très rapidement sur Généawiki. D’où un afflux imprévu de visites, surcharge, et fermeture de la page.

La mise en ligne “officielle” serait prévue pour la seconde quinzaine de juin.

Source (parce qu’il faut citer ses sources 😆 ) : Bernard Herrou sur fr.rec.genealogie.

C’était la petite brève du soir, bonsoir 😉